mardi 21 novembre 2017

21 novembre: Marie Mère de l'Église

21 novembre: Marie Mère de l’Église 
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Chers amis, le titre de ce blogue peut étonner car le 21 novembre, à chaque année, l’Église célèbre la fête de la Présentation de la Vierge Marie. À chaque année, quand arrive le 21 novembre, je me souviens du moment historique qui a eu lieu le 21 novembre 1964. J’ai écrit un blogue à ce sujet il y a trois ans, le 21 novembre 2014. Puisque plusieurs d’entre vous ne visitaient pas mon blogue à cette époque, je reproduis aujourd’hui pour vous ce blogue car le 21 novembre sera à jamais une date mémorable.

Blogue Dieu ma joie du 21 novembre 2014:

En ce 21 novembre 2014, je désire souligner que nous vivons le cinquantième anniversaire de la proclamation solennelle faite par le pape Paul VI en l’honneur de la très Sainte Vierge Marie. Il y a cinquante ans, le 21 novembre 1964, en un geste prophétique et usant de son autorité comme successeur de Pierre, le pape a déclaré solennellement que Marie est « la Mère de l’Église ». Je suis peiné de voir que les médias catholiques ne soulignent pas ce grandiose anniversaire.

En 1964, l’Église était en plein Concile oecuménique, appelé Concile Vatican II. Ce concile a débuté le 11 octobre 1962, sous le pontificat de Jean XXIII, et s’est terminé le 8 décembre 1965. Il s’agit là, selon moi, de l’événement majeur de l’Église des temps modernes. Nous vivons toujours sous l’élan donné par ce concile. Plusieurs documents conciliaires ont été promulgués. Le plus important d’entre eux est le document sur l’Église, intitulé : Lumen Gentium, que l’on pourrait traduire par Lumière des nations. Lors de la préparation de ce document, les Pères conciliaires ont discuté sur la place de la Vierge Marie dans le plan du salut. Certains Pères conciliaires ont voulu qu’un document du Concile soit dédié exclusivement à la Mère de Dieu. Mais la proposition qui fut retenue fut celle-ci : Marie fait partie du peuple de Dieu; Elle est le membre le plus noble et le plus saint du peuple de Dieu qu’est l’Église, mais elle en fait partie. On traitera donc de la Vierge Marie au terme du document sur l’Église. Et c’est ce qui fut fait. Le chapitre VIII de la Constitution apostolique Lumen Gentium, est intitulé : « La Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu dans le mystère du Christ et de l'Eglise ». Plusieurs experts considèrent que ce chapitre VIII de la Constitution Lumen Gentium, est le texte marial le plus profond, le plus équilibré et le plus complet qui ait jamais été écrit sur la Vierge Marie (1).
Les documents conciliaires étaient définitivement approuvés, une fois promulgués. C’est le pape qui faisait la promulgation. Le 21 novembre 1964, a eu lieu la promulgation du document conciliaire sur l’Église, intitulé : Lumen Gentium. Ce jour-là, d’après ce que j’ai déjà lu, le pape a pris tous les Pères conciliaires par surprise, en profitant de ce moment pour déclarer solennellement que la Vierge Marie est la  Mère de l’Église (voir, ci-dessous, certains extraits de cette déclaration). Dans un article qui a paru il y a de cela plusieurs années dans le journalL’Homme Nouveau, je me souviens d’avoir lu qu’à peine le pape Paul VI eut prononcé les mots suivants: « C'est donc à la gloire de la bienheureuse Vierge et à notre réconfort que Nous proclamons Marie très sainte, Mère de l'Eglise », les 2400 Pères conciliaires se sont levés d’un bond et se sont mis à applaudir avec enthousiasme durant de nombreuses minutes. Les personnes qui ont eu la grâce de participer à ce moment de la vie de l’Église, ne l’oublieront jamais. Heureuses sont-elles!    

Voici quelques extraits des paroles prononcées par le pape Paul VI, le 21 novembre 1964 :

24. Avec la promulgation - aujourd'hui - de la Constitution qui a, comme sommet et couronnement, tout un chapitre dédié à la Vierge, nous pouvons à juste titre affirmer que la présente session se conclut par un hymne incomparable de louange en l'honneur de Marie.

25. C'est en effet, la première fois, et le dire Nous remplit d'une profonde émotion, qu'un Concile oecuménique présente une synthèse si vaste de la doctrine catholique sur la place que Marie très sainte occupe dans le mystère du Christ et de l'Eglise.

29. [...] De très nombreux Pères ont fait leur (notre propre voeu) en demandant instamment que soit explicitement déclarée, pendant ce Concile, la fonction maternelle que la bienheureuse Vierge Marie exerce envers le peuple chrétien. Dans ce but, Nous avons cru opportun de consacrer, dans cette séance publique, un titre en l'honneur de la Vierge, suggéré de divers côtés dans le monde catholique et qui Nous est particulièrement cher, parce qu'il synthétise admirablement la place privilégiée reconnue par ce Concile à la Vierge dans la sainte Eglise.

30. C'est donc à la gloire de la bienheureuse Vierge et à notre réconfort que Nous proclamons Marie très sainte, Mère de l'Eglise, c'est-à-dire de tout le peuple de Dieu, aussi bien des fidèles que des pasteurs, qui l'appellent Mère très aimante, et Nous voulons que, dorénavant, avec un tel titre très doux la Vierge soit encore plus honorée et invoquée par tout le peuple chrétien.

31. [...] Ce titre en vérité appartient à l'authentique substance de la dévotion à Marie, trouvant sa justification dans la dignité elle-même de la Mère du Verbe Incarné. 


32. Comme en fait la maternité divine est le fondement de la relation spéciale avec le Christ et de sa présence dans l'économie du salut opéré par le Christ Jésus, cette maternité constitue le fondement principal des rapports entre Marie et l'Eglise, car elle est Mère de Celui qui, depuis le premier instant de l'Incarnation dans son sein virginal, s'est uni comme chef son Corps mystique, qui est l'Eglise. Marie, donc, en tant que Mère du Christ, est Mère aussi de tous les pasteurs et fidèles, c'est-à-dire de l'Eglise.

36. Nous souhaitons donc que la promulgation de la Constitution sur l'Eglise, renforcée par la proclamation de Marie, Mère de l'Église, c’est à dire de tous, fidèles et pasteurs, fasse que le peuple chrétien s'adresse à la Sainte Vierge avec plus de confiance et de ferveur et lui rende le culte et l'honneur qui lui reviennent.

37. De même que Nous sommes entrés dans le Concile, après l'invitation de Jean XXIII, le 11 octobre 1962, « avec Marie, Mère de Jésus », de même, à la fin de la troisième session, nous sortons de cette même basilique au nom très saint et très doux de Marie, Mère de l'Église.

(Les paragraphes ci-dessus sont extraits du discours du 21 Novembre 1964, à la conclusion de la 3ème session du Concile Vatican II et lors de la  promulgation de la Constitution Lumen Gentium, dans Enchiridion Vaticanum 1, n° 302-313).



(1)  Pour lire le chapitre 8 de Lumen Gentium, veuillez cliquer sur le lien suivant: 

Vatican II, Chapitre VIII de Lumen Gentium | Marie de ...

 www.mariedenazareth.com/qui.../vatican-ii-chapitre-viii-de-lumen-genti...











lundi 20 novembre 2017

Homélie 33ème dimanche: parabole des talents

Homélie 33ème dimanche: parabole des talents

Je remercie madame Angela Sunde, une des bénévoles les plus actives en notre paroisse, de filmer à l’aide de son iPad plusieurs de mes homélies dominicales et de les mettre sur la page Facebook de la paroisse, dont elle est la responsable (1). Angela filme les homélies avec discrétion et je la remercie pour cela.  

Il semble que mon homélie d’hier ait été plus longue que d’habitude puisqu’elle a nécessité deux vidéos.

Je suis désolé pour les gens qui ne peuvent pas visionner les vidéos, pour des raisons pratiques dues à la technologie ou aux abonnements auxquels on peut ne pas être inscrit.




(1) 

Paroisse St Enfant Jésus - Accueil | Facebook

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samedi 18 novembre 2017

Georgette Blaquière sur la jalousie

Georgette Blaquière sur la jalousie

Je crois profondément au « kairos », mot grec signifiant le « moment favorable ». J’y crois encore plus en tant que chrétien. Pour un chrétien, le temps est toujours le temps de Dieu et l’être humain cherche à s’adapter au temps de Dieu, à faire entrer le temps de Dieu dans sa vie. « Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le  jour du salut » (2 Co 6,2).

Un bel anniversaire est à nos portes: demain, le 19 novembre, nous célébrerons la cinquième anniversaire du décès de madame Georgette Blaquière et, je le crois, son entrée dans la béatitude éternelle. Cet anniversaire m’aurait échappé si Martine, la fille de madame Blaquière ne m’avait écrit un mot dernièrement (voir deux de mes récents blogues). Cet anniversaire est pour moi l’occasion de me replonger un peu dans la pensée et les écrits de madame Blaquière.

Hier, en lisant quelques pages du livre de Georgette Blaquière intitulé « Prêtre pour l’Amour de Jésus et de l’Évangile », j’ai fait une découverte qui me laisse un peu bouche bée. Madame Blaquière est à mes yeux une spécialiste des Écritures Saintes. Pour moi, un ou une spécialiste des Saintes Écritures, ce n’est pas d’abord quelqu’un qui connaît le texte sacré grâce à l’exégèse. C’est cela aussi, bien sûr, mais ce n’est pas d’abord cela à mes yeux. Le spécialiste de la Bible est pour moi quelqu’un qui saisit le sens profond d’un texte biblique et qui sait l’adapter à la vie courante et ce, de façon universelle.

En lisant hier ce qu’a écrit madame Blaquière sur la parabole du Père Miséricordieux, aussi appelée la parabole des deux fils ou la parabole du fils prodigue, j’ai finalement appris à nommer spécifiquement en quoi consiste le péché du fils aîné de la parabole. J’ai toujours été scandalisé du peu d’amour qu’avait ce fils aîné pour son père et pour son frère, mais étrangement, je n’avais jamais réellement mis le doigt sur son « péché capital » qui est la JALOUSIE. Comme c’est étrange, n’est-ce pas, qu’un prêtre ordonné il y a de cela trente-quatre ans, n’ait jamais découvert par lui-même ou grâce à d’autres personnes, que le péché principal, capital du fils aîné de la parabole est la jalousie. Or il a suffi que je lise quelques lignes de Georgette Blaquière, pour faire cette heureuse et douloureuse découverte. Heureuse parce que c’est toute une lumière dans ma vie, mais douloureuse à cause du fait que chaque être humain est tantôt le fils cadet et tantôt le fils aîné. Le but de la parabole étant bien sûr que nous devenions de plus en plus ici-bas, comme notre Père des cieux. Voici quelques lignes de madame Blaquière:

Note: c’est moi qui ai inventé et mis les sous-titres en caractères gras; il y a des sous-titres dans le livre de madame Blaquière, mais ils sont différents et placés à d'autres endroits.

La jalousie du fils aîné:

« Le fils aîné est un bon serviteur, dur à la tâche, un jeune homme sérieux qui n’a jamais le temps de se distraire et de s’amuser et, comme il arrive souvent dans ce cas, il ne supporte pas que les autres le fassent. Cela nous arrive parfois, ainsi l’algarade de Marthe et Marie. Le plus grave n’est pas dans les paroles mais dans le cœur: en réalité, « on était bien tranquille depuis que le petit était parti. Alors, pourquoi faire tant d’histoires pour son retour? » Ce qui est au cœur, c’est la jalousie.

La jalousie spirituelle est certainement le poison de beaucoup de nos communautés chrétiennes et la racine d’une sorte d’autodestruction des chrétiens par eux-mêmes: jalousie entre laïcs et prêtres, entre hommes et femmes, entre paroisses, entre mouvements … Chacun cherche à défendre son territoire et supporte mal la différence de l’autre. C’est qu’en réalité, chacun voudrait être préféré, pas seulement aimé. Chacun voudrait être approuvé et pas seulement reconnu. Comme s’il n’y avait pas assez de place pour tout le monde sous le soleil de Dieu, comme si la moisson n’était pas assez abondante pour que Pierre, Paul et Apollos trouvent chacun leur place.

La jalousie spirituelle s’enracine en de profondes blessures, dans beaucoup de souffrances, de déceptions, dans une vie qui aurait voulu être tout entière donnée: « J’ai fait ce que j’ai pu, je t’ai servi fidèlement. Alors, pourquoi lui et pas moi? »

Or, dans le Corps du Christ, nous sommes tous dépendants les uns des autres. … Chacun de nous reçoit de son frère ce qui lui manque, …

Notre Père:

La pointe de la parabole, le but de cette parabole, est de nous révéler quelle sorte de Père nous avons dans les cieux. Madame Blaquière continue ainsi :

Son père sortit l’en prier.

Comment pouvons-nous entendre cette phrase sans avoir « le cœur transpercé » par l’humilité de la miséricorde de Dieu! Le Père est toujours dehors … sur le pas de la porte à attendre le retour du petit, hors de la salle du festin pour aller chercher l’aîné drapé dans sa dignité et sa colère. Le Père est un père humilié parce qu’Il est l’Amour. Il vient nous prier …
     Est-ce que j’écoute la prière de Dieu vers moi? Depuis le commencement du monde, Dieu « sort » pour chercher et prier l’homme.
     Je crois toujours que c’est moi qui le prie. Le bruit de mes paroles ne risque-t-il pas d’étouffer la voix de Dieu au cœur de mon cœur?

Le Père dit au fils aîné : …  « Tu voulais un chevreau? Mais c’est ridicule, prends tout, prends tout l’héritage, agis en fils, tu es ici chez toi. »

Jésus le vrai Fils aîné:

« Si le fils aîné avait aimé le père, il lui aurait dit: « Père, les moissons attendront. Tu es trop malheureux. Le petit, je vais aller « te » le chercher et je le ramènerai. » Et il serait parti.
     Voilà ce qu’a fait Jésus, le vrai Fils aîné qui aimait parfaitement le Père. Toute la théologie de l’Incarnation rédemptrice est révélée là comme en creux. …
     Jésus est parti chercher et sauver celui qui était perdu. Il est allé sur tous les chemins des hommes et quand Il l’a retrouvé, Il lui dit: « Souviens-toi du Père, Il t’aime, tu lui manques, Il ne se console pas de ton départ. Il faut revenir à la maison. »
     Le petit a répondu: « Après ce que j’ai fait, Il ne peut plus m’aimer. » Jésus a repris: « Il t’aime toujours comme on aime quelqu’un d’un « amour d’absence ». Il m’a envoyé te chercher. » Le petit a répondu: « Je ne puis plus revenir. Je suis devenu, ici, esclave pour garder les porcs. » Alors l’aîné lui a répondu: « Je vais te racheter à ton maître, je vais prendre sur moi ce contrat, je me ferai esclave à ta place. »
     Jésus a payé la cédule de notre dette … (Col 2, 14). Il nous a arrachés à l’empire des ténèbres (Col 1, 13). Jésus n’a pas craint de prendre sur lui l’odeur des porcs (c’est moi qui ai mis ces mots en caractères gras). Lui qui était innocent, Il a pris sur Lui le poids et la souillure de nos péchés: « Il a été transpercé à cause de nos péchés, écrasés à cause de nos crimes, le châtiment qui nous rend la paix est sur Lui, et c’est grâce à ses plaies que nous sommes guéris » (Is 53, 5). (Georgette Blaquière, Prêtre pour l'Amour de Jésus et de l'Évangile, Éditions du Lion de Juda, 1990, pp. 36-41)

Nous voyons ici à quel point Georgette Blaquière est de notre temps et même avant son temps. Elle écrivait ces phrases en 1990, il y a 27 ans. Or, on croirait entendre et lire le pape François. Le pape François n’arrête pas de nous dire et ne se fatigue pas de nous dire que nous devons être des chrétiens en « sortie », à l’image du Dieu des sorties.

Une des images les plus fortes que j’ai reçue à date du pape François, est celle-ci: le prêtre, le pasteur doit avoir l’odeur des brebis. Cette expression est magnifique. Comme prêtre de paroisse, j’applique surtout cette phrase à mes paroissiens. Je me dois de connaître mes paroissiens; je me dois de me faire proche d’eux, au point d’avoir leur odeur, de prendre sur moi leur odeur. Voilà ce qu’est un amour de proximité. Notre cher pape en employant cette expression, veut sûrement dire que le pasteur doit aussi prendre soin des brebis qui ne sont pas de son enclos (Jn 10, 16), que le bon berger doit également prendre l’odeur des personnes qui sont loin de Dieu, loin de la foi. Mais cela n’est pas dit aussi clairement que ne le fait madame Blaquière. Georgette Blaquière, en disant que « Jésus n’a pas craint de prendre sur lui l’odeur des porcs », va au maximum de l’amour. Le porc était l’animal impur par excellence. Jésus a toujours côtoyé les personnes considérées à son époque comme étant impures et ne cesse de se faire proche des gens qui se sont éloignés de Lui. Il est allé loger chez Lévi (futur Matthieu) et Zachée, deux publicains notoires. Jésus a été considéré impur pour cela et a même été crucifié pour avoir fait cela. De même, les pasteurs de notre temps ne doivent pas craindre de prendre l’odeur des porcs (le mot « porcs » désignant ici les personnes impures), l'odeur des personnes qui nient Dieu ou qui se vautrent dans le péché et de les côtoyer, les aimer et si possible, avec la grâce de Dieu, les sauver. Car il y a impureté et impureté. Nous sommes tous impurs face à Dieu; telle est la condition de l’être humain. Nous sommes tous pécheurs (Rm 3, 23), mais il y a une grande différence entre l’être humain qui se reconnaît pécheur et cherche à s’améliorer et l’être humain qui nie Dieu ou ne cherche pas du tout à se convertir, à changer ce qui devrait être changé en lui.

Merci madame Blaquière, de jeter une telle lumière sur mon rôle et ma mission de prêtre. 






jeudi 16 novembre 2017

Pourquoi un pape devient-il pape?

Pourquoi un pape devient-il pape?

Voilà une question un peu étrange, n’est-ce pas? Pas si étrange que cela, à vrai dire, car quiconque sait ce qu’est un pape, s’est probablement déjà posé cette question. Je vais donner une réponse vraie, mais non exhaustive, évidemment. Ma réponse aujourd’hui est celle-ci: un pape devient pape parce qu’il aime Jésus plus que d’autres personnes qui aiment Jésus. Un pape devient pape parce qu’il aime beaucoup Jésus. Car parmi les gens qui aiment Jésus, il y a ceux et celles qui l’aiment beaucoup, ceux et celles qui l’aiment moyennement, et ceux et celles qui l’aiment peu ou pas du tout.

Jésus a confirmé le choix de Pierre comme premier pape, quelques jours après sa résurrection. Lorsque Jésus ressuscité est apparu à ses apôtres sur le bord du lac de Tibériade, il a demandé à Pierre à trois reprises: « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu? ». Chacune de ces trois questions posées à Pierre, était un peu différente. Je veux insister ici sur la première des trois questions:

« Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre: « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond: « Oui, Seigneur! Toi, tu le sais: je t’aime. » Jésus lui dit: « Sois le berger de mes agneaux. » (Jn 21, 15)

La question de Jésus est très intéressante. Elle montre que pour être pape, il faut aimer Jésus d’une façon très spéciale; il faut aimer Jésus plus que la grande majorité des gens. Je remercie les papes que j’ai connus d’avoir tant aimé Jésus. Nous allons lire dans un instant un texte du pape Paul VI qui nous montre l’amour immense qu’il avait pour Jésus. Voilà le premier exemple que je désire recevoir de chaque pape: l’exemple de quelqu’un qui est amoureux de Jésus.

À première vue, on pourrait penser que ces trois questions sur l’amour, ont dû être très éprouvante pour l’apôtre Pierre. Mais comme le dit le cardinal Carlo Maria Martini, décédé en 2012, c’est mystérieusement le moyen que Jésus a choisi pour que Pierre retrouve confiance en lui et qu’il ne puisse plus douter de la confiance que Jésus a en lui:

« Comment Jésus lui restitue la confiance? Non pas par à un interrogatoire sur les faits, mais grâce à interrogatoire sur l’amour. Ainsi Jésus l’interroge sur la réalité qui est la plus profonde et la plus vraie chez Pierre; il va creuser dans le fond de cet homme et y chercher ce qu’il y a en lui de meilleur.

S’il l’avait interrogé sur la constance, sur la cohérence, sur la maîtrise de soi, sur la prudence, sur toutes ces choses, Pierre aurait peut-être dit: « Oui, j’ai failli; je ne mérite plus confiance, je ne suis plus digne d’être appelé ton vicaire, fais de moi le dernier de tes employés ». Au lieu de cela, Jésus l’interroge sur l’amour et voilà que nous nous scandalisons quasiment de cela, ou encore nous sommes si aveugles que nous ne nous étonnons même pas de l’étrangeté de cette interrogation.

Il m’est arrivé quelques fois de lire les questionnaires qui se font lorsque quelqu’un doit être examiné en vue d’un poste de responsabilité dans l’Église : on demande s’il sait prêcher, s’il sait administrer, s’il sait organiser, s’il sait se débrouiller dans des situations difficiles. Il n’y a aucune question sur l’amour; je n’ai jamais vu dans ces questionnaires la demande « s’il sait aimer ».   

Mais Jésus, au contraire, demande l’amour: « Sais-tu aimer? ». Et puisque Jésus sait ce qu’il fait, cela veut dire que c’est elle la question la plus importante, la demande fondamentale adressée à l’homme, celle où se joue non seulement le destin de l’homme, mais aussi celui de l’Église.

Voyons un peu comment Jésus interroge Pierre sur l’amour. Il l’interroge trois fois, comme pour dire : « Non, non, non, …  c’est cela la question; je n’en ai pas d’autres » (1)

Je suis très heureux d'avoir redécouvert ce texte du cardinal Martini. Les mots de ce cardinal m'ont réconcilié avec le dialogue entre Jésus ressuscité et saint Pierre. Jusqu'à maintenant, je considérais que ce dialogue avait dû être une terrible épreuve pour le premier des apôtres. Quelles questions embarrassantes après son triple reniement! Mais maintenant je comprends que l'intention de Jésus n'était pas d'embarrasser son bon ami, mais de lui redonner confiance. Car Jésus sait que Pierre l'aime et l'a toujours aimé. Jésus sait aussi que Pierre a pleuré amèrement son triple reniement et que cela aussi est un signe de son amour. Ces pleurs ont mystérieusement fait croître l'amour de Pierre envers Jésus. D'autant plus que Pierre a croisé le regard de Jésus immédiatement après l'avoir renié pour la troisième fois, comme le relate saint Luc (Lc 22, 61). Le regard d'amour qu'a posé Jésus sur son apôtre à ce moment précis et crucial, a été à jamais gravé dans la mémoire de saint Pierre et a contribué à faire grandir énormément l'amour du disciple pour son Maître et Ami. C'est cet amour que Jésus a voulu faire ressortir par ses trois questions. Comme c'est beau, n'est-ce pas?

Voici maintenant l’exemple d’un pape de notre époque, qui ne s’est pas gêné de manifester au monde entier à quel point son cœur était épris de Jésus, amoureux de Jésus.

Extraits d’une homélie prononcée par Paul VI à Manille (traduction qui est mienne):    

HOMÉLIE DE PAUL VI À MANILLE (29 NOVEMBRE 1970)

Jésus Christ

Moi, Paul, successeur de saint Pierre, chargé de la mission pastorale pour l’Église entière, je ne serais jamais venu de Rome jusqu’à ce pays extrêmement lointain, si je n’étais fermement persuadé de deux choses fondamentales : la première : du Christ; la deuxième, de votre salut. Du Christ ! Oui, je sens la nécessité de l’annoncer, je ne puis pas le taire : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Cor 9, 16) Je suis envoyé par Lui, par le Christ lui-même, pour cela. Je suis apôtre, je suis témoin.  Plus le but est éloigné, plus la mission est difficile, plus est urgent l’amour qui nous pousse (2 Cor 5, 14). Je dois proclamer son nom : Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant. C'est Lui qui nous a révélé le Dieu invisible; c'est Lui qui est le Premier Né de toute créature; Il est le fondement de toute chose. Il est le maître de l'humanité et son rédempteur; il est né, il est mort, Il est ressuscité pour nous; Il est le centre de l’histoire et du monde; Il est Celui qui nous connaît et qui nous aime ; il est le compagnon et l'ami de notre vie, l'homme de la douleur et de l'espérance; c'est Lui qui doit venir, qui sera finalement notre juge et aussi, nous l’espérons, la plénitude éternelle de notre existence, notre félicité.   

Je n'en finirais jamais de parler de lui ; il est la lumière, il est la vérité ; bien plus, il est le chemin, la vérité et la vie. Il est le pain, la source d'eau vive qui comble notre faim et notre soif. Il est notre berger, notre chef, notre modèle, notre réconfort, notre frère. Comme nous et plus que nous, il a été petit, pauvre, humilié, travailleur, opprimé, souffrant. C'est pour nous qu'il a parlé, accompli ses miracles, fondé un royaume nouveau où les pauvres sont bienheureux, où la paix est le principe de la vie commune, où ceux qui ont le coeur pur et ceux qui pleurent sont relevés et consolés, où les affamés de justice sont rassasiés, où les pécheurs peuvent obtenir le pardon, où tous découvrent qu'ils sont frères.

Jésus Christ : vous avez entendu parler de lui; bien plus, pour la majorité d’entre vous, vous lui appartenez déjà, vous êtes chrétiens. Eh bien à vous chrétiens, je répète son nom, et je l'annonce à tous : le Christ Jésus est le principe et la fin, l'alpha et l'oméga, le roi du monde nouveau; Il est le secret de l’histoire; Il est la clef de nos destins; Il est le médiateur et pour ainsi dire le pont entre la terre et le ciel. Il est, de la façon la plus haute et la plus parfaite, le Fils de l'homme, parce qu'il est le Fils de Dieu, éternel, infini ; et il est le fils de Marie, bénie entre toutes les femmes, sa mère selon la chair et notre mère par notre participation à l'Esprit du Corps mystique. Jésus Christ ! Retenez-le bien: c’est notre annonce perpétuelle, c’est la voix que nous faisons retentir par toute la terre (Rom 10, 18), et pour l’éternité des siècles (Rom 9, 5).

Souvenez-vous de ceci et méditez ceci: le pape est venu ici parmi nous, et il a crié : Jésus Christ !  Et ici j’exprime la deuxième idée dynamique qui m’a conduit à vous : nous devons célébrer Jésus Christ non seulement pour ce qu’Il est en lui-même, mais nous devons le louer et l’aimer pour ce qu’Il est pour nous, pour chacun de nous, pour chaque peuple et pour chaque civilisation. Christ est notre Sauveur. Christ est notre bienfaiteur suprême. Christ est notre libérateur. Christ nous est nécessaire pour être des personnes humaines dignes et vraies dans l’ordre temporel, et des personnes sauvées et élevées à l’ordre surnaturel.


(1)   Carlo Maria Martini, « è il Signore! » Gv. 21,7, Cooperativa In Dialogo, 1983, pp. 53-54. J’ai moi-même traduit le texte en français.


Ce blogue est en fait un enseignement pour les cellules paroissiales d’évangélisation qui sont dans notre paroisse. Le but de cet enseignement est de susciter en nous un plus grand amour envers Jésus.
Question pour le partage :
Comment est-ce que je montre à Jésus que je l’aime? De quelles manières concrètes?


mercredi 15 novembre 2017

Qui est Georgette Blaquière pour moi?

Qui est Georgette Blaquière pour moi?
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Georgette Blaquière

Tôt ce matin, j’ai répondu à une invitation de madame Martine Blaquière, une des filles de madame Georgette Blaquière:

De : asso les amis de G.Blaquière <lesamisdegb@gmail.com>
Envoyé : 13 novembre 2017 04:53
À : Guy Simard
Objet : Anniversaire du 19 novembre et site

Père Guy, accepteriez-vous de nous donner un court témoignage personnel sur ce que vous a apporté Georgette Blaquière, à vous en tant que prêtre, pour la rubrique "Témoignages" de notre site? Cela serait très intéressant. 

En fraternelle union de prière,

Martine Blaquière

Secrétaire de l'association Les Amis de Georgette Blaquière

De : Guy Simard <guy.simard3@hotmail.com>
Envoyé : 13 novembre 2017 15:47
À : asso les amis de G.Blaquière
Objet : RE: Anniversaire du 19 novembre et site

Bonjour à vous !

Je retiens cette invitation. Il me fera plaisir d'écrire ce témoignage. 

Guy, omv


Voici ce témoignage: 



Chers amis, j’ai appris avec joie que dans quelques jours, le 19 novembre, nous allons célébrer l’entrée au ciel de madame Georgette Blaquière. Je sais très bien que cette première phrase pourra sembler prétentieuse à certaines personnes. J’ai quand même décidé de commencer mon témoignage ainsi. Car pour moi, madame Blaquière est une sainte. Seul un saint peut entrer au ciel directement. En disant cela, je ne veux pas du tout préjuger ou influencer le jugement de l’Église sur cette chère dame. Je veux simplement exprimer comment je me sens. Un témoignage est toujours subjectif mais aussi éminemment objectif, ce qui peut sembler à première vue contradictoire. Après tout,  qu’est-ce qu’un saint ou une sainte? On sait très bien que c’est une personne qui a aimé Dieu de tout son cœur ou de son mieux et son prochain comme Jésus l’aime. Or à mes yeux, telle fut la vie de Georgette Blaquière.

J’ai été tellement heureux d’apprendre qu’une association est née pour faire connaître et aimer madame Blaquière. J’ai été aussi très touché du fait que Martine, une des filles de madame Blaquière me contacte pour me mettre au courant de cette heureuse nouvelle. Et ces jours-ci Martine m’a demandé si je pouvais écrire un témoignage sur ce que représente sa mère pour moi. C’est ce que je fais ce matin avec joie. Je mettrai sur papier, ou plutôt sur mon ordinateur les pensées comme elles me viennent spontanément.

Je crois que ma première rencontre avec madame Blaquière a été au moyen d’une cassette audio. Vous savez, ces cassettes que « jadis » nous mettions dans un lecteur CD et qui nous permettaient d’entendre la voix de la personne. La cassette en question avait pour thème la Vierge Marie et a donné par la suite naissance au magnifique livre de Georgette (veuillez excuser cette manière familière de parler d’une des grandes dames qui ont influencé ma vie, mais c’est ainsi que je la nommerai dans les lignes qui suivent. Notre nom de famille est commun à plusieurs personnes, mais notre prénom est ce qui nous caractérise le mieux, selon moi) intitulé L’Évangile de Marie. J’ai été tellement heureux d’apprendre ces jours-ci  qu’on peut toujours se procurer ces enregistrements. Je le ferai, soyez-en certains. Sur un de ces enregistrements, on trouve un témoignage extraordinaire de Georgette. Elle nous raconte la grâce insigne qu’elle a reçue le jour où elle a participé pour la première fois et assez à contrecœur à une assemblée de prière ou à un congrès « charismatique ». À un certain moment, la dame sise à côté d’elle et qu’elle ne connaissait pas, s’est mise à « chanter en langue » et cette langue était le grec, langue que Georgette connaissait très bien (heureuse est-elle d’avoir connu la langue dans laquelle furent écrits les évangiles). Cette dame a prononcé en grec les premiers mots de l’ange Gabriel à la Vierge Marie mais en faisant une légère faute de grec. Cette « erreur » a fait en sorte que Georgette s’est mise à réfléchir aux mots de l’ange et elle a au même moment reçu une grâce extraordinaire dans sa vie. Elle a compris dans tout son être et je dirais dans ses tripes, les mots de saint Paul: « les dons de Dieu sont sans repentance » (Rm 11, 29). Elle a compris et goûté que Dieu ne se repent jamais d’avoir donné quelque chose à quelqu’un. Si la personne qui a reçu ce don semble l’oublier ou le renier, Dieu le lui donnera d’une autre façon. Quelle belle image de Dieu! Quelle belle image vraie de Dieu! Quelle belle image du vrai Dieu! Cette grâce qu’a reçue madame Blaquière ce jour-là et qui l’a profondément apaisée, elle est aussi pour moi et pour vous; voilà ce qui est extraordinaire. J’ai raconté cet événement de mémoire (car je n’ai plus en ma possession la cassette audio dont je vous ai parlé) et en long et en large dans un de mes blogues intitulé: « Kairé kékaritoménè » (tels sont les deux premiers mots de l’ange Gabriel adressés à Marie) (1).

Cet événement a été déterminant dans la vie de Georgette pour une autre raison. Georgette quand elle reçoit une grâce, tient non seulement compte de la grâce qu’elle a reçue, mais aussi de la façon dont Dieu s’est servi pour lui communiquer la grâce. Alors qu’elle était allée ce jour-là à reculons à un rassemblement charismatique, elle a réalisé que le « mouvement charismatique », assez récent à l’époque chez les catholiques, pouvait être une réelle grâce pour le peuple de Dieu. Elle a donc dédié beaucoup d’énergies par la suite pour connaître ce mouvement et le faire connaître. Voilà ce que j’appelle « faire fructifier jusqu’au bout les grâces reçues ». Voilà une autre très belle qualité de Georgette: quand elle est convaincue, elle est convaincue et elle passe à l’action avec toute l’énergie dont elle est capable.

Je crois que ma deuxième « rencontre » avec Georgette a été à travers son livre intitulé « Prêtre pour l’amour de Jésus et de l’Évangile ». À l’époque où j’ai lu ce livre, je n’en revenais pas de constater qu’une laïque puisse écrire un livre aussi touchant, aussi profond et aussi personnel sur le sacerdoce ministériel. Comme il est beau cet amour du sacerdoce ministériel chez Georgette! Cet amour chez Georgette est aussi très révélateur. Cette grande dame me plaît en particulier pour son amour de l’Église et en particulier de l’Église hiérarchique et magistérielle. Jamais je n’ai lu une seule critique de madame Blaquière à l’endroit des décisions fermes de l’Église sur certaines questions d’ordre moral ou de l’ordre de la foi. Jamais Georgette n’a revendiqué une place qu’on ne lui offrait pas dans l’Église, mais elle a toujours pris au maximum la place qui lui revenait. Et la place qui revient au plus haut point à la femme dans l’Église, c’est la prophétie. Le livre de madame Blaquière intitulée La grâce d’être femme, est sublime à ce point de vue. Dans ce livre, Georgette montre très bien que le rôle de la femme dans l’Église est d’abord et avant tout d’être prophète. Et Georgette a été une « TRÈS GRANDE PROHÈTE ».

Je termine ce témoignage en soulignant l’amour de Georgette pour les jeunes. En cela, elle me fait penser beaucoup au saint pape Jean-Paul II. Georgette a sillonné les lycées et les écoles pour annoncer et proclamer aux jeunes de notre temps la beauté de « L’amour humain selon le cœur de Dieu ». Georgette s’est nourrie de la Parole de Dieu et de la pensée de l’Église pour se faire une idée exacte de l’amour humain et de la vie de couple. Par la suite, elle est allée porter partout cette BONNE NOUVELLE. Georgette a vu de ses yeux l’effet que cela produit chez des jeunes de notre temps, d’entendre un témoin parler de l’amour humain selon le Cœur de Dieu. Et plus d’une fois un ou une jeune s’est approché d’elle après sa conférence et lui a dit: « Pourquoi personne jusqu’à maintenant ne nous a dit cela? » Je remercie Georgette d’avoir osé être la prophète de l’amour humain selon le cœur de Dieu, pour les jeunes et chez les jeunes de notre temps. Quelle belle grâce ces jeunes ont reçue! J’ai regardé, il y a de cela plusieurs années une vidéocassette où Georgette aborde ce thème. C’est là que j’ai entendu pour la première fois Georgette dire cette phrase lumineuse: « Croire en Dieu, ce n’est pas croire que Dieu existe, mais croire que j’existe pour Dieu ». Comme c’est beau! 

Sur cette vidéocassette, Georgette nous raconte aussi le fait suivant: au terme d’une conférence qu’elle avait donnée, un jeune homme est venu lui dire: « Moi, madame, je suis né d’un viol. Vous pensez que Dieu a voulu cela? ». Georgette fut très touchée par ce cri du cœur du jeune homme et elle lui a répondu avec toute la douceur qu’on lui connaît: « Non, Dieu n’a pas voulu cela, mais Il t’a voulu toi. » Elle a voulu ainsi faire comprendre à ce jeune homme que Dieu s’était servi de cet acte ignoble et monstrueux pour lui donner la vie, pour qu’il  puisse voir le jour et même le contempler un jour pour l’éternité. Seule une personne remplie de l’Esprit Saint peut, à brûle pour point, donner une réponse aussi éclairante et profonde à une remarque aussi bouleversante. Oui madame Blaquière (ici, à la fin de mon témoignage, je veux de nouveau m’adresser à elle comme étant madame Blaquière), vous avez été un grand prophète pour notre temps. Je vous remercie pour tout ce que vous m’avez appris et tout ce que vous m’avez donné. Le 19 novembre prochain, je louerai Dieu et je le remercierai de vous avoir donné la vie et d’avoir permis que je vous connaisse. Et merci à toi, Martine, de m’avoir permis de mettre un peu d’ordre dans mes idées pour dire au monde entier pourquoi ta maman m’est si chère.

Je suis heureux que le 19 novembre cette année soit un dimanche, le jour du Seigneur, un jour de joie. Ce jour-là, notre joie sera doublée.

Fraternellement,


Père Guy Simard, omv 



(1) Dieu ma joie: " Kairé kékaritoménè " (Lc 1, 28)

dieumajoie.blogspot.com/2015/12/kaire-kekaritomene.html





dimanche 12 novembre 2017

Faire mémoire de Mme Georgette Blaquière

 Faire mémoire de Mme Georgette Blaquière

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Georgette Blaquière

Les lecteurs assidus de mon blogue sont au courant que j’ai écrit quelques blogues sur madame Georgette Blaquière. Vous trouverez quelques uns de ces blogues au bas du présent blogue.

Le 19 novembre prochain, cela fera déjà cinq ans que cette chère dame est décédée. Je me suis réjoui d’apprendre qu’une association des amis de Georgette Blaquière a vu le jour. Ainsi la mémoire de cette grande dame et de cette grande chrétienne sera susceptible de perdurer. Pour moi, madame Blaquière est le modèle de la femme-prophète. Nous connaissons les femmes prophètes de la Bible, mais heureux sommes-nous si de nos jours, nous rencontrons ce genre de femme. Madame Blaquière a été très importante dans la formation de mon cœur de prêtre. Le pape François, reconnaissant « la grâce d’être femme » (titre d’un des livres les plus connus de madame Blaquière), tient à ce que l’Église s’ouvre davantage au charisme féminin; et avec raison.  

Je prie l’Esprit Saint de permettre que l’Association Les amis de Georgette Blaquière puisse permettre la diffusion de la pensée et de la spiritualité de celle qui a su toucher le cœur des prêtres, des laïcs et des jeunes de notre temps. 

Le texte ci-dessous paraîtra en France dans le journal La Croix cette semaine: 

Il y a 5 ans, GEORGETTE BLAQUIERE « entrait dans la vie » le 19 novembre 2012.
Sa famille et l'Association Les Amis de Georgette Blaquière feront célébrer des messes à sa mémoire 

dimanche 19 novembre
à 9h à Notre-Dame de Livron (82160),
à 10h30 à l'église Sainte-Thérèse de Montauban (82000) avec la "Fraternité Georgette"
et à 11h à la Cathédrale de Coutances (50200) à l'occasion des 40 ans de la Communauté Réjouis-Toi.

Vous êtes invités à vous associer à leur action de grâces pour tout ce qu'elle a semé de la parole de Dieu au coeur des familles, des prêtres, des jeunes, des communautés nouvelles, et des groupes de prière.

Enfin, je vous informe que notre site www.lesamisdegeorgetteblaquiere.fr sera en ligne à partir du 19 novembre.Parlez-en autour de vous.

En communion de prière,

Martine Blaquière (une des filles de madame Georgette Blaquière)

Secrétaire de l'association Les Amis de Georgette Blaquière


Une soixantaine d'enseignements audio de Georgette Blaquière sont disponibles sur le site Exultet à l'adresse suivante: 
http://www.exultet.net/eshop/pages-main/manufacturers_id-162/index.html?zenid=05c98fbce60671d52e6b504270fb6522

D'autre part, notre association organise un colloque sur Georgette Blaquière à Toulouse les samedi 10 et dimanche 11 mars 2018. 

Il aura lieu au Lycée du Caousou et portera sur le thème “Georgette Blaquière: une parole prophétique sur la femme”avec les intervenant(e)s suivant(e)s: Soeur Claire Patier, Régine Maire, Emmanuelle Pastore, Mgr Michel Santier, Mgr Joseph Boishu et le Père Jean-Miguel Garrigues.

Une journée conviviale à Notre-Dame de Livron, sur les lieux où a vécu Georgette Blaquière, est prévue la veille, vendredi 9 mars 2018 de 10h à 17h.

Réservez dès à présent ces dates sur votre agenda si vous souhaitez venir, nous vous donnerons les renseignements pratiques fin 2017.

Martine Blaquière
Secrétaire de l'association Les Amis de Georgette Blaquière


Blogues du Père Guy Simard, omv, sur madame Georgette Blaquière

Dieu ma joie: Décès de madame Georgette Blaquière

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10 déc. 2012 - J'ai appris hier, grâce à l'internet, la mort de madame Georgette Blaquière. Triste nouvelle? Oui et non. Triste nouvelle parce que l'Église ...

Dieu ma joie: " Kairé kékaritoménè " (Lc 1, 28)

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8 déc. 2015 - Le plus beau commentaire que j'aie entendu des deux premiers mots de l'ange Gabriel à Marie, est de madame Georgette Blaquière. J'ai déjà ...

Dieu ma joie: Invitation à changer de religion

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